Préparatifs

Démarches :

Chargement du fourgon le jour du déménagement

Organiser un départ de plusieurs mois pour un voyage à l’étranger demande pas mal de préparation… Ou pas ! C’est selon les personnalités.
L’aspect administratif n’est pas le plus plaisant d’ailleurs, mais toutefois primordial.
Avant de se lancer dans une demande de visa (obligatoire pour un séjour de plus de 90 jours… Sinon c’est l’Esta qui est nécessaire) il vaut mieux  s’assurer le moyen de partir.

Première étape : Libérer du temps

Quand l’envie m’a pris de faire le PCT en octobre 2016 j’étais en contrat depuis seulement un an.  Même si l’idée de démissionner m’avait traversé l’esprit, une demande de congé sabbatique m’a paru plus… comment dire ! Raisonnable. Le délai légal pour une telle demande auprès de son employeur est de trois ans de contrat minimum…Aïe, Caramba ! Ma patience allait devoir faire son entrée en scène.
Sans trop de difficultés, voire même aucune, mon chef de service (bonjour Jean-Bernard !) m’a accordé le premier sésame.
Un délai si long a tout de même un avantage ! Cela laisse de quoi mettre deux ou trois sous dans la tirelire !

Deuxième étape : la demande de visa

Là, ça ne rigole pas du tout. Même si tu es la plus gentille créature de cette planète, tu flippes à 100% qu’on ne te délivre pas ton morceau de papier.
Dans les faits pourtant c’est assez simple. Comprendre un minimum l’anglais est bien utile tout de même et, en cas de doute, Google traduction permet d’être plus serein.
Un questionnaire des plus incongrus est à remplir sur internet afin d’établir que vous n’êtes pas un terroriste, ni un trafiquant d’armes ou d’organes, ni un faussaire, ni un proxénète ou tout autre hors-la-loi, après quoi il faut prendre rendez-vous avec l’ambassade des États-Unis à Paris.
Le coût s’élève à 136 euros + un aller/retour.
On peut choisir la date et l’horaire du rendez vous. Le jour j, il faut une photo au format conforme aux normes américaines (différentes des nôtres donc) et quelques papiers justifiant notre voyage ainsi que notre capacité financière à vivre sur le territoire américain…puis à le quitter !
Sur place, tout est orchestré aux petits oignons ! Premier check-point avec contrôle d’identité, puis on vide ses poches comme à l’aéroport, suivi d’une file d’attente vers un premier guichet où l’on prend vos empreintes digitales et enfin deuxième file d’attente vers un second guichet pour un bref entretien individuel concernant la raison de  votre voyage.
-« C’EST ACCORDÉ ! »
-« Vraiiimennnt, c’est génial ! Merci merci !… Je ne sais quoi vous dire. »
-« HAVE A GOOD TRIP! »
Voilà, Top chrono 30 min… Et deux semaines plus tard mon passeport serti de son visa est reçu dans ma boîte aux lettres.

Troisième étape : permis du PCT

Hum… Quoi ? (le Pacific Crest Trail… Le truc qui fait environ 4300km que je m’apprête à faire )
Parce qu’il faut un permis pour marcher ?
C’est pas faux !
Globalement tous les parc nationaux aux USA sont régis par un permis, généralement payant afin de préserver l’environnement de l’impact humain. De plus l’essor croissant de la notoriété du PCT, dû en partie à la diffusion du film « Wild », demandait une réglementation afin de réguler la fréquentation du chemin. Un quota a donc été mis en place. Toutefois, compte tenu de l’ampleur de ce trail, le permis est rendu gratuit de manière à saluer l’effort. 2 sessions d’inscription sont ouvertes, la première vers novembre et la seconde vers janvier. (information sur le site du PCTA : Pacific Crest Trail Association)
-« Ha ! Merde, je ne vais pas être totalement seule pendant cinq mois ? »
-« Non ! Tu vas faire partie des 50 participants par jours de ce joyeux trip. »
-« OK, j’accepte les conditions ! »

À ce stade, c’est déjà bien ! Mais après ça il y a encore : la demande d’entrée au Canada, le permis feu pour avoir le droit d’utiliser un réchaud en Californie, la demande de procuration (il y a les européennes… Si si en mai !) mettre éventuellement à jour ses vaccins et autres rendez-vous médicaux comme le dentiste par exemple. Le check-up complet pour ma part. Éventuellement faire le point sur sa situation financière (déclarer son voyage à sa banque évite un blocage de carte intempestif). Prendre une assurance voyage pour globe trotteur. Déménager si il y a lieu et ainsi de suite. Toutes ces démarches sont à la fois rébarbatives et excitantes et donnent vie au projet au long cours !

Ceci n’est pas le poids de mon sac !

Quoi mettre dans son sac?


Partir cinq mois c’est bien, mais sachant qu’il va falloir transporter sa maison sur le dos autant la rendre pratique et légère. L’idéal étant de faire le point entre le nécessaire et le superflu.
Je n’en suis pas à mon premier sac de rando. Seulement cette fois la durée est à prendre en compte… Je n’aurais pas besoin de tout, tout le temps.

le matériel:

Une fois les besoins identifiés, il faut choisir parmi les innombrables articles existants. A vrai dire cela n’a pas été une contrainte…j’adore les catalogues (un peu comme Camille dans « l’homme à l’envers », la copine du commissaire Adamsberg pour ceux qui connaissent Fred Vargas). Là, a commencé pour moi la guerre du poids! Réel défi dans le souci de préserver mon dos. En effet, quelques fâcheux accidents ont laissé quelques petites séquelles (une hernie discale impliquant une sciatique et une entorse des cervicales rendant mon cou toujours capricieux )

Voici en détails la liste de mon matériels:

https://lighterpack.com/r/gex3gy

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